Mercredi 10 mars 2010 à 22:22

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Dans mon sommeil il m'arrive de hurler son nom. Alors je me réveille en sursaut, en larmes, en tremblements et en peine. Tout me reviens en mémoire, me saute à la gorge, me frappe en plein visage, me brise en plein coeur. Que des souvenirs heureux. Et puis me vient l'horrible question, "pourquoi?". Qui est sans réponse, naturellement. Et la tristesse se ses yeux. Et la douceur de tout. Alors je me recouche, fixant mes pensées sur le souvenir de ce week-end où je m'endormais contre lui. Loin de tout, hors du temps.

Dimanche 7 mars 2010 à 20:01


["Avec le temps, va, tout s'en va", promettait la chanson. Elle, pourtant, n'avait oublié ni son visage, ni sa voix.]

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[C'était une douleur qu'elle portait au fond de son coeur et dont elle n'était pas sûre de vouloir guérir.]
G. Musso - Je reviens te chercher.

Jeudi 4 mars 2010 à 22:59

Le soleil était là, il avait paré ses plus beaux rayons, et malgré le vent glacial, il chauffait doucement. Assise au milieu de la prairie, battue par les vents et chauffée par le soleil, je l'observais, détaillant le moindre de ses gestes, la moindre de ses courbes. Tantôt paisible, tantôt joueur, il profitait de cette mis eau vert. La première depuis de longs mois. Après des pas plus qu'évitant pour entrer dans ce lieu encore inconnu de l'écurie, une fois les fils refermé derrière nous et le licol enlevé, il c'est réjouis, il s'est mis a brouter tout en bougeant pour voir chaque recoin de ce nouveau lieu, trop curieux et trop gourmand, il paraissait fou, ne sachant plus exactement par quoi commencer, manger, observer, se rouler? Il faisait donc tout en même temps, cette étincelle de joie dans les yeux. Quand le moment fût venu de le rentrer à l'écurie, de brosser la boue sécher de ses poils et de le chouchouter autant que possible, on aurait dit qu'il souriait, qu'en me regardant il disait "merci".  Une bonne heure de pansage plus tard, je le rentre et m'installe dans un coin du box, tout était silencieux, calme et serein. Les bruissements de paille, les respirations, et lui le nez collé dans mes cheveux, venant inlassablement chercher mon contact, mes caresses, mon attention. Cette écurie, dans ces moments de calmes et de silence, est mon paradis sur terre, et ce petit cheval gris, dont le nom ne présageait pourtant rien de bon, est mon soleil. Don Mezquino.

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Mercredi 24 février 2010 à 22:13

Ce soir un peu plus que les autres soirs, j'ai du mal à repousser mr cafard et sa dame solitude. Même les endorphines provoquées par la piscine n'en viennent plus à bout. J'ai pourtant nagé, encore et encore jusqu'à manquer en crever d'essoufflement, de crampes et de fatigue. Et pas l'ombre d'un maillot long, pas l'ombre de ce sourire. Bruxelles et ses gens me manquent,mes amis me manquent. Un boulot intéressant et investissant me manque. J'ai envie d'un appartement, j'ai envie d'un amoureux. Un qui pourra m'engueuler quand je rentre à la maison morte de ne pas prendre assez soin de moi. Qui m'aidera à arrêter d'effriter mon corps et mon coeur pour les plier. Moi qui croyait que tout allait mieux, je me rend compte que je tombe encore, je suis là au bord du chemin, les genoux écorchés et les yeux humides. J'essaye vaguement de me relever, mais je crois que ce soir, je vais m'abandonner sur le bord de ce chemin et m'endormir, oublier, le bref temps d'un sommeil et espérer pouvoir me redresser sur les pieds quand je me réveillerais. Je repense sans cesse à un week-end, où le temps aurait dû s'arrêter pour ne jamais qu'il passe, pour toujours rester ces trois petits jours. En y repensant, j'ai envie d'entendre sa voix, de le voir, de sentir son odeur, de pouvoir encore le serrer et enfouir mon visage dans son cou. Mais il ne sera jamais là. Et le seul qui parvenait à ranimer de vrais battements dans ma poitrine a disparu. Humainement, je n'ai plus rien. Je survis grâce à Mezquino pour qui chaque matin je trouve la force et le courage de me lever. Je me bats encore, pour lui qui chaque jour m'accueille de son regard doux et bienveillant, qui chaque jour me donne l'impression d'exister pour quelqu'un.

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Mardi 16 février 2010 à 23:03

http://citr0nelle.cowblog.fr/images/764624117.jpgHandicapée des sentiments, toujours la peur au ventre et s'attachant rarement, et si par miracle, un début d'ancrage se fait, c'est lentement, qu'elle se prend au jeu et entre dans la danse. Toujours seule même au milieu de millier de gens, c'est dans sa bulle qu'elle vit, reculée de tous, par peur d'être bousculée, par peur d'être agressée, blessée. Pas physiquement, non ça elle est résistante. Mais sentimentalement, les bousculades et les enchevêtrements ne lui réussissent que mal. Alors, un beau matin elle a pris son courage à deux mains, une bousculade en trop. Elle c'est battis ça bulle, sa carapace, et les rares personnes en ayant une minuscule clé, n'arrivent parfois même pas à y entrer. Alors elle avance seule, ayant intégré à sa bulle son compagnon équin, le seul à part entière, le seule qui ne la bousculera pas intentionnellement. Espérant qu'un jour peut-être quelqu'un arrivera à percer sa bulle, lui faire oublier la peur, les bousculades et les blessures. Alors peut-être qu'elle renaitra. Ailleurs que sur le dos de son cheval, elle arrivera aussi à s'épanouir...

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