Jeudi 4 mars 2010 à 22:59

Le soleil était là, il avait paré ses plus beaux rayons, et malgré le vent glacial, il chauffait doucement. Assise au milieu de la prairie, battue par les vents et chauffée par le soleil, je l'observais, détaillant le moindre de ses gestes, la moindre de ses courbes. Tantôt paisible, tantôt joueur, il profitait de cette mis eau vert. La première depuis de longs mois. Après des pas plus qu'évitant pour entrer dans ce lieu encore inconnu de l'écurie, une fois les fils refermé derrière nous et le licol enlevé, il c'est réjouis, il s'est mis a brouter tout en bougeant pour voir chaque recoin de ce nouveau lieu, trop curieux et trop gourmand, il paraissait fou, ne sachant plus exactement par quoi commencer, manger, observer, se rouler? Il faisait donc tout en même temps, cette étincelle de joie dans les yeux. Quand le moment fût venu de le rentrer à l'écurie, de brosser la boue sécher de ses poils et de le chouchouter autant que possible, on aurait dit qu'il souriait, qu'en me regardant il disait "merci".  Une bonne heure de pansage plus tard, je le rentre et m'installe dans un coin du box, tout était silencieux, calme et serein. Les bruissements de paille, les respirations, et lui le nez collé dans mes cheveux, venant inlassablement chercher mon contact, mes caresses, mon attention. Cette écurie, dans ces moments de calmes et de silence, est mon paradis sur terre, et ce petit cheval gris, dont le nom ne présageait pourtant rien de bon, est mon soleil. Don Mezquino.

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Jeudi 4 février 2010 à 21:27

Le soleil était là timide et discret il jouait dans le ciel se baladant entre les nuages. Apportant un peu de chaleur dans mon coeur, mon corps, mon moral.
L'écurie était silencieuse, seul régnait en maitre le murmure des chevaux. Les bruissements de paille remuée, leur respiration calme et profonde, un soupir, un grattement. Le rituel c'est accomplis dans la complicité, le calme accentuant l'effet de cocon. Rien que lui et moi, dans notre bulle. Dehors le reste du monde. Un travail doux, en finesse, en souplesse, chacun de ses mouvements en accord avec mes demandes de plus en plus pointues. Il progresse, calme, patient, serein et appliqué. Chaque jour il va plus loin. Inébranlable. Une force tranquille. La préparation de l'eau pour la douche, tiède, pour ne pas l'incommoder avec du froid, la température n'est pas encore assez clémente. La douche, instant complice où il découvre, et fait confiance. Séchage câlin, je le frotte avec un essuie, il apprécie, ferme les yeux et m'offre sa tête pour que je puisse encore le frictionner tendrement. Une couverture sur le dos, ne pas prendre froid. Profiter des derniers rayons de soleil chauds de la journée en broutant le long de la piste. Et enfin retourner à l'écurie, le gâter de pommes juteuses. Lui dire aurevoir comme un adieu, et partir, regrettant déjà cette douce après midi.

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Mercredi 27 janvier 2010 à 22:40

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L'enveloppe était là posée sur la table, maman a surement rongé son frein toute la journée, toute aussi impatiente que moi de vouloir savoir si c'était une bonne nouvelle ou pas. Toute la journée j'y ai pensé à cette enveloppe et quand enfin je me suis retrouvée devant, j'avais le ventre serré, et les doigts tremblants, et si c'était négatif? J'ai dû inspirer un grand coup, retenir mon souffle. J'ai glissé mon doigt sous le plis et décacheté cette si fine enveloppe, trop fine à mon gout. J'en ai sorti un papier, un seul, j'avais peur, je l'ai déplié et prenant mon courage à bras le corps, j'ai lu. Et là ça a fait boum dans mon estomac, une explosion de joie, j'ai réussi, ce petit papier était porteur de bonnes nouvelles. Il me reste les deux derniers examens, les deux plus durs. Mais je vais m'entrainer, battre le fer à chaud et y arriver. Me hisser jusqu'au dessus des nuages un peu trop gris de mon ciel.

Jeudi 14 janvier 2010 à 14:11

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En sortant de la piscine, je me suis prise sur le fait, j'étais d'une humeur joyeuse et souriante, je rigolais, blaguais et souriais à tout va. Ce n'étais plus arrivé depuis tellement longtemps, que c'est un grand pas en avant. En revenant à la maison, j'ai dessiné sur les carreaux embués de la voiture, on rigolait et j'avais chaud de l'intérieur, depuis le temps que je me sentais morte en dedans, me voilà vivante, comme ça d'un coup sans raison. J'ai bien aussi du rajouter du liquide dans la piscine, quelques litres de bave à force de dévisager ce beau garçon sans même prendre la peine de détourner mon regard quand celui ci est surpris en flagrant déli. Bigo a une mission, je trouve ça drôle. Je me rends compte du sens du mot amitié, se tirer vers le haut, l'un et l'autre en période de bas. Se hisser mutuellement le moral au beau fixe. Je crois que je vais mieux, réellement. Et je ne peux que remercier la poignée de personne qui pendant ces longs mois de froid intérieur, m'ont soutenue, se relayant tour à tour pour me réchauffer. Parfois me bottant royalement le derrière, parfois simplement en étant là à écouter et recueillir mes larmes. Je serais immanquablement là pour eux quand se sera leur tour d'avoir besoin de quelqu'un. Ce matin je me suis levée de bonne humeur, une sensation de bonheur au creux du ventre. Hier en sortant de la piscine, j'avais envie de danser, rire et chanter, alors que deux heure avant un nuage gris rodait autour de ma tête.

Lundi 11 janvier 2010 à 20:23

J'ai ce besoin de changements, cette envie d'émotions, des fortes, des tendres, des variées, ces émotions qui vous prennent aux tripes et ne vous lâchent plus. Aujourd'hui entre deux examens, je suis passée dans les écuries de la cavalerie, pris un peu de temps pour gratouiller quelques chevaux inconnus, comme ça au hasard et j'avais envie de pleurer, juste en sentant cette générosité dont cet animal fait preuve, cette attention constante qu'il vous donne, impossible de ne pas les regarder, de les toucher, échanger avec eux un bref moments, les gratter l'oreille ou le garrot. J'avais la gorge serrée. Quand le temps est venu, je me suis rendue à la suite de mon examen, forte de ces émotions, de ces échanges, j'avais confiance. C'est vraiment avec de tels êtres que j'ai envie de pouvoir passer ma vie et ma carrière. Si je pouvais après avoir réussis mes examens et mon année d'académie intégrer la cavalerie, ce serait bien. Si j'échoue à mes examens, peut-être prendrais-je le temps avant de les repasser, mais je ne m'écarterais pas de ces êtres parfaits, je continuerais d'une façon ou d'une autre à travailler avec eux, pour eux.

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Mon bel amour

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